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Irène Inchauspé et Muriel Motte pour l'Opinion ; Anne-Cécile Suzanne pour Le Monde - l'Opinion ; Le Monde - Le 06/01/19

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L'Opinion

Jean-Louis Peyraud (Inra): « Elevage et climat, arrêtons les discours simplistes ! »

Irène Inchauspé et Muriel Motte

06 Janvier 2019 à 17h45

Si on peut envisager une diminution de 10% à 15% de la production de viande, les ruminants jouent un rôle essentiel dans la préservation de la biodiversité

Les faits - Un appel pour un lundi sans viande ni poisson en 2019 a été lancé avec le soutien de nombreuses personnalités parmi lesquelles Juliette Binoche, Cédric Villani et Matthieu Ricard. L'un des objectifs affichés est de contribuer à sauvegarder la planète. Une démarche jugée simpliste par Jean-Louis Peyraud, chercheur à l'Inra. L'Institut prépare d'ailleurs une réponse à cette initiative.

En quoi un lundi sans viande ni poisson peut-il avoir un effet positif sur l'environnement ?

Dans les pays développés on mange plus de viande que ce dont on a besoin, on peut y réduire notre consommation sans effet négatif sur la santé. Mais ce n'est pas la consommation, c'est la production qui a des effets sur l'environnement. Dire qu'il faut réduire la consommation pour réduire notre impact sur la planète c'est faire deux hypothèses. La première est que l'élevage n'a que des effets négatifs sur l'environnement, ce qui est faux. Evidemment, il génère des émissions de gaz à effet de serre (GES), des nitrates et des algues près des côtes en Bretagne. Par contre, l'élevage de ruminants a des effets positifs sur l'environnement car c'est lui qui entretient les prairies. C'est la principale activité agricole qui peut être source de biodiversité. La deuxième hypothèse est qu'il existe un couplage parfait entre production et consommation, ce qui est faux au niveau d'un pays. On ne produit pas d'ananas en France et pourtant on en mange, grâce au commerce mondial. De même, l'Europe de l'ouest est grande productrice de lait, à un niveau bien supérieur à sa consommation. [...]

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Le Monde

« Sauver la biodiversité passe par manger de la viande française de qualité »

Pour Anne-Cécile Suzanne, agricultrice en polyculture-élevage, les exploitations d’élevage françaises constituent le chaînon fondamental qui lie agriculture et préservation de la biodiversité. Mais leur existence est menacée, prévient-elle dans une tribune au « Monde ».

Par Anne-Cécile Suzanne Publié le 07 janvier 2019 à 06h00 - Mis à jour le 07 janvier 2019 à 06h00

Tribune. Il y a quelques jours, la France s’est vue décerner le prix du pays au système alimentaire le plus durable. En même temps, nous apprenions, une fois de plus et sans surprise, que pour préserver le climat il fallait diminuer voire stopper notre consommation de viande. Au nom de la lutte contre le changement climatique, l’élevage intensif, gourmand en eau, émetteur de gaz à effet de serre et peu respectueux du bien-être animal devrait être aboli. La conclusion est intuitive, on ne peut que la rejoindre, mais encore doit-elle être comprise et non abusivement et radicalement interprétée.

Doit-on en effet réclamer la fin de l’élevage ? La fin pure et simple de la consommation de viande ? Beaucoup le pensent. Mais c’est ici profondément mal connaître l’utilité d’un certain mode d’élevage pour l’environnement. L’élevage traditionnel français est responsable. Mieux, il est un maillon indispensable de la préservation de la biodiversité, des paysages et du climat. Sans lui, c’est tout l’écosystème environnemental national qui est menacé. [...]

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