Optimir : détecter l’état physiologique d’un animal à partir de son échantillon de lait

Aujourd'hui, l'analyse du lait a pour finalité de répondre aux critères de paiement que sont le TB, le TP, les comptages leucocytaires.

La recherche notamment en lien avec la génomique va permettre d'aller plus loin dans la lecture et l'interprétation de l'empreinte digitale du lait (spectre).

Deux programmes de recherche sont actuellement en cours, et dans lesquels FCEL est fortement impliquée. Les objectifs sont essentiels pour l'avenir :

  • répondre aux attentes des consommateurs en terme de qualité nutritionnelle du lait (teneur en acides gras notamment) ;
  • apporter des réponses techniques aux éleveurs sur la conduite zootechnique du troupeau.

Optimir est un projet de Recherche Développement Européen conduit et financé par des OCEL français, allemands, wallon, luxembourgeois, Irlandais et Britannique. Il bénéficie aussi du soutien du programme Interreg. Optimir s’appuie sur l’expertise des universités de Gembloux  (Belgique) et de Hohenheim (Allemagne), du Scottish Agriculture Collège (GB), de Teagasc (Irlande) et de l’Institut de l’Elevage.

Les analyses habituelles du lait (TB, TP…) sont faites à partir des spectres obtenus dans le moyen infrarouges (MIR). L’objectif est, à partir des analyses de routine, d’utiliser l’ensemble du spectre MIR (reflet des variations de la composition du lait) pour prédire l’état physiologique d’une vache, sans rechercher à identifier les composants du lait responsables des variations du spectre.

Afin d’établir les algorithmes d’interprétation des spectres en fonction de l’état de la vache, le projet met en place la collecte de l’information sur le terrain (données phénotypiques et spectres). Ces algorithmes seront ensuite traduits sous la forme d’un logiciel expert qui utilisera en routine les données du Contrôle Laitier (lait, TB, TP, cellules, données de reproduction….) et les spectres d’analyse pour fournir au technicien (et à l’éleveur) des indicateurs d’alerte et de pilotage de l’élevage.

Les domaines d'investigation prioritaires sont la reproduction, l'alimentation, la santé et l'environnement.